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Un concert de launeddas qui a inspiré mon livre "L'Appel des Launeddas"

25/02/2018

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MACHINE ARRIÈRE

Je reprends mon blog après un arrêt de quatre mois. Le temps qu’il m’a fallu pour digérer l’immense déception qui fut la mienne lorsqu’une maison d’édition (les éditions ROD pour ne pas les nommer) m’apprirent soudainement qu’elles mettraient fin à leur activité pour cette fin d’année.  

J’attendais ce moment depuis huit longs mois. (sans compter les années en recherche d’éditeur). 

Il y a juste un an, le directeur littéraire Alain Anceschi découvrait mon manuscrit (L’appel des Launeddas), s’en enthousiasmait au point de me promettre la lune et toutes les étoiles d’un firmament qui allaient avec. Bientôt suivi par l’éditrice en chef qui m’avoua avoir « dévoré » ce manuscrit en une nuit pour peu qu’un livre se dévore. Un contrat fut signé en janvier pour mon plus grand bonheur.

Seulement voilà. La vie est ainsi faite que l’ivresse des conversations éblouies que nous menions tambour battant avec mon directeur littéraire s’entrecoupa de silences suspects. Le bruit couru que cet homme dont je ressentais la force et l’entrain à travers le combiné était sérieusement malade. Quand il revenait entre deux traitements, il évoquait avec allégresse la sortie de mon livre, me faisait miroiter son succès, misait sur l’attrait qu’il aurait sur le public. Une splendide vidéo fut créée pour sa future sortie. De même qu’une couverture (que je n’aimais pas trop) et un titre (que je n’aimais pas du tout).

Cela nous mena en juin. (Alain, le directeur, décèdera, à ma grande peine, le mois d’après, en juillet). Ce mois-là, j’appris par un mail la cessation d’activité prochaine des éditions ROD pour raisons financières principalement. Je pris aussitôt le téléphone, ne pouvant y croire…

L’éditrice me confirma la chose et me proposa malgré tout une publication pour les mois restants jusqu’à fin décembre. Heureusement, je ne suis pas née de la dernière pluie. Je refusai. Sachant que les droits d’auteur dans le domaine de l’édition sont touchés plus d’un an après les ventes, qui me garantissait, une fois la société disparue, leur versement ? Et puis, l’on sait combien les éditeurs sont frileux à l’idée d’éditer un livre déjà paru, même pour une fugace appartion sur les rayons des libraires le temps de quelques mois… On ne veut pas de deuxième main. On prône la virginité absolue. 

Mon roman, dans ce cas de figure, aurait été voué à une mort certaine, à peine né.

Il me fallait repartir de zéro.

Me revoici à la case départ, prête à refaire un tour que je ne céderai pas. Je n’ai pas touché francs 20 000, ne suis pas passée par la case prison, c’est heureux, même si je tiens très mal la banque, et n’ai pas encore tiré ma carte « chance ». 

Messieurs-Mesdames les éditeurs (trices), me (re)voici sur la touche.

 

 

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