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  • Photo du rédacteurmurielmartinellaauteur

Pagny par Florent !

Dernière mise à jour : 2 juin 2023

Je viens de refermer la 496ème page de ce livre et je suis triste à l’idée de perdre cette voix qui murmurait depuis quelques jours à mon oreille pour me faire ses confidences.

Bravo à Emmanuelle Cosso, écrivaine, parolière de ses chansons et amie de longue date qui a su si bien faire entendre la gouaille joyeuse de Pagny, sa joie de vivre derrière ses mots.

Ce livre, à l’écriture vive et enjouée, se lit comme un roman dans lequel chacun retrouvera un peu de lui-même au fil de la discographie d’un artiste majeur de la chanson française.

Où étais-je à ce moment-là, que faisais-je ?


Moi, j’ai entendu parler de Pagny à ses débuts. Il avait une réputation de bad boy avec sa mèche raide et ses boucles d’oreille, et l’on se plaisait à rappeler dans la ville haut-savoyarde où j’habitais qu’il était de Bonneville, le patelin voisin. « Le Luth » dont il parle dans son livre était la boîte un peu ringarde « pour les vieux », mais que nous prenions plaisir à fréquenter malgré nos 20 ans. J’aurais pu le croiser, lui, jeune apprenti chanteur que Marcel, le patron du dancing, avait pris sous son aile. Peut-être cela s’est-il produit ? J’y ai souvent diné sur un fond musical sans prêter attention aux talents nouveaux qui s’y produisaient. Florent était jeune ado à ce moment-là, car c’est à quinze ans et demi qu’il quittera la province pour le grand Paname.


Ce livre est une véritable leçon de vie déjà perçue lors de son passage sur TF1 alors qu’il évoquait son cancer avec une pudeur et cette politesse qui impose d’être joyeux en toutes circonstances.

Courage, obstination, volonté… valent mieux que n’importe quelle chance qui se présente sur son chemin. D’ailleurs la chance, il en aura eu très peu finalement. Il l’aura provoquée, ça oui ! De même que Pagny a adapté son destin en sachant virer de bord et en passant les voiles d’un côté à l’autre toujours en direction du vent dès que les planètes ne s’alignaient plus. C’est en cela que je qualifie son parcours de leçon de vie. Il aura su rebondir en toutes circonstances avec intelligence.


Ce que j’aime aussi chez Pagny, c’est sa femme ! ou plutôt le couple qu’il forme avec elle, Azucena, sa belle patagonienne. Celle qui inspira « Et un jour, une femme… » et qui respire la noblesse du cœur autant que celle de son physique sans besoin d’artifices pour rayonner. Dès leur rencontre, il n’aura eu de cesse de l’associer à ses pensées, à ses projets, à ses triomphes alors qu’elle lui soufflait l’inspiration et le rendait victorieux. De même, il est compréhensible qu’elle ait trouvé chez lui, la force, le charme, la droiture, la combativité, la noblesse également, ainsi que le brin de folie et de fantaisie, et sans doute une multitude de qualités que nous, public, ignorons.


Oui, j’aime Pagny, que voulez-vous, son bouc et son poncho, avec ou sans cheveux. Ça se voit tant que ça ?

Et pourtant, je vais être honnête, je me suis intéressée sur le tard à ses chansons.

Il aura fallu attendre « Et un jour une femme » pour que je prenne une claque après avoir entendu à la radio toutes ses précédentes chansons d’une oreille distraite. Par contre, j’ai saisi dès ses débuts le potentiel de sa voix surtout lorsqu’il « donnait » dans l’opéra.

« Et un jour une femme » est pour moi la plus belle des chansons françaises, aussi bien dans ses paroles, dans sa musique que son interprétation.

Il y aura eu bien sûr cet album "Châtelet Les Halles" dont il fait partie et plus tard « Abracadabra » qui accompagnent encore souvent nos voyages en voiture.

Dans la foulée, quelques titres que j’ai adorés comme tout le monde, « savoir aimer » et son clip saisissant, d’autres… mais je ne vais pas reprendre sa discographie. Je l’ai déjà fait à la lecture du bouquin, entrant dans mon moteur de recherche chaque titre cité. J’ai d’ailleurs été très étonnée de m’apercevoir que je n’en connaissais pas la moitié.


Pagny fera partie du festival d’Aluna fin Juin à côté de chez moi. Je ne crois pas que j’irai à son concert malgré mon admiration pour lui. Un festival, « la fosse », les mouvements de foule, être collés aux gens, la perspective d’heures passées debout ou assis à même le sol, à attendre, à faire la queue, très peu pour moi… Mais peut-être, à la faveur d’un vent complaisant, pourrai-je profiter de ses chansons depuis ma terrasse ?


Un dernier aveu : je lui ai écrit à l’ami Pagny. Oui, à sa maison d’édition, chez Fayard.

Si j’ai une réponse, promis, je vous le dis !


Résumé :


« Soudain quelque chose se passe. Quelque chose se casse. Une mue légère dans ma gorge. Une membrane qui se déchire et laisse passer la lumière, un flow, un flux d’émotion, un son nouveau, plein, d’une couleur brillante. Je dirais que je suis né une seconde fois ce jour-là. Je suis tellement heureux ! J’ai onze ans et je sais désormais ce que sera ma vie. Chanter. » Florent, né en 1961 dans une famille modeste de Bourgogne, est devenu Pagny, le chanteur aux quinze millions de disques vendus. Comment ? Son succès doit autant à son talent de chanteur qu’à la manière extraordinaire dont il s’est réinventé, vie après vie. À l’aube de ses soixante ans, Florent a voulu ce livre et failli ne pas le faire, tant la tâche s’annonçait ardue pour cet artiste aussi sensible que puissant. « Tout était-il racontable ? Faire revivre mes amours de jeunesse, les années folles, ce serait facile. Mais les déceptions, les trahisons ? Si je racontais, je n’allais pas le faire à moitié. » Cependant, il est trop tard pour renoncer lorsque la machine à se souvenir s’est mise en marche. Pagny est donc enfin raconté par Florent, qui n’oublie rien de son passé d’enfant hyperactif, de ses rêves de gosse, des claques et des larmes, des très hauts et des très bas, des amours et amitiés passionnelles, Vanessa Paradis, Johnny, Coluche, Philippe Starck… et de sa rencontre magique avec Azucena, la femme de sa vie, son double, dont il est indissociable depuis trente ans.


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